img

大東流合気武道大東会
DAITOKAI
DAITO-RYU AIKIBUDO ASSOCIATION

Kato Shihemitsu

  Vie de Kato Shigemitsu Soshi
 » TEXTES ORIGINAUX DE KATO SHIGEMITSU [1/2]

Les débuts

«Etant donné que, dans mon enfance, jétais de santé fragile, je choisis, parmi tant de voies possibles, celle du Budo, tout particulièrement l´ancien, et je parvins ainsi au Daito-ryu. Au début l´engagement et la dureté de l´enseignement m´inspiraient de la crainte, mais, par la suite, ayant appris à pratiquer comme tous les autres, je commencai à fréquenter le Dojo tant en pleine journée que le soir. Puis, un jour, Suzuki Shimpachi (un des meilleurs élèves de Takeda Tokimune) me conseilla d´étudier également le Shodo (l´art de la calligraphie japonaise) et, bien qu´initialement, je ne fus pas particulièrement habile en calligraphie, je réussis à me convanincre que Budo et Shodo ont la même finalité. (la même saveur). C´est ainsi que je commencai à m´améliorer remarquablement en Bujutsu et dans les arts littéraires. Depuis, ayant obtenu des grades tant en Shodo qu´en Aikibudo, en l´an 49 de l´époque Showa (1974), je commencai à enseigner les deux disciplines, devenant directeur technique du siège central du Daito-ryu Aikibudo, le Daitokan dojo de Abashiri. En Shodo, j´atteignis le grade de Shihan et, au sein de l´association nationale culturelle de Shodo (Zennihon Shogei Bunkain), je fus nommé directeur exécutif. Aussi, ma vie, remplie d´énergie et d´activité, sans oublier le travail, était vraiment absorbante. A l´occasion de la fondation de la Shunseikai (association de Shodo) de mon Maitre Suzuki Shimpachi en l´an 51 de l´époque Showa (1976) et, dont je devins vice directeur, je commencais à enseigner le Shodo à l´échelle nationale tout en maintenant parallèlement l´enseignement du Budo. En l´an 53 de l´époque Showa (1978), je devins secrétaire général du siège central (honbu Dojo) du Daito-ryu Aikibudo et j´assumai la reponsabilité de l´instruction général de cet art martial. L´année suivante, la 54ème de l´époque Showa (1979), à la demande de la municipalité, je pris la charge de directeur administratif de l´association sportive de Abashiri. La meme ann´e, je participai à la réunion constitutive de l´association nationale des arts anciens et j´assumai la charge de vice directeur du groupe jeunes sportifs du siège de Abashiri, contribuant ainsi au développement de l´activité sportive de la jeunesse dans la ville. En l´an 55 de l´époque Showa (1980), je participai à la fondation de l´association de promotion du Budo dont je devins directeur exécutif, charge que j´ai conservé jusqu´à aujourd´hui (2000).»

Budo Promotional Association

«Entre temps, pour des raisons familiales, j´avais déménagé à Kiyosato ou je constituais un dojo local de Daito-ryu Aikibudo, répondant ainsi favorablement à la demande de la municipalité et en n´en devenant le directeur. En sus du développement du Daito-ryu, j´essaie également de promouvoir le Shodo en qualité de directeur de l´association sportive de Kiyosato. Aujourd´hui encore, une fois par an, je ne manque jamais une démonstration d´Aikibudo au sein de cette association. En l´an 58 de l´époque Showa (1983), j´ai assumé la charge de directeur exécutif de la fédération de Shodo de Abashiri. J´habitais déjà à Kiyosato, mais j´ai accepté la fonction vu que je travaillais. J´y suis resté quelque temps en tant que principal organisateur. Ensuite, afin de transmettre l´enseignement du regretté Soke Takeda Tokimune et de respecter sa volonté, j´au donné une nouvelle impulsion au siège central de la Nihon Datoryu Aikibudo Seishinkai en l´an 4 de l´époque Heisei (1992) [en fondant avec Sano Matsuo Sensei la nouvelle association Seishinkai]. En l´an 6 de l´époque Heisei (1994), à la demande du Dojo italien, six des notres, moi inclus, partirent pour l´Italie afin de diffuser l´art martial (Daito-Ryu) dans différentes villes, en ayant comme base, le dojo central de Milan. A titre d´exemple, nous avons eu l´opportunité de faire une démonstration du Daito-ryu dans l´enceinte de l´école élementaire de Noventa Vicentina et j´estime que nous avons obtenu de bons résultats. En novembre de la meme année, à l´occasion du premier anniversaire de la mort de Tokimune Soke, j´ai participé à la cérémonie commémorative bouddhiste sur invitation du 37ème successeur de la famille, Monsieur Takeda Masanobu, qui a hérité du titre de Soke à Tokyo. Puis, nous avons effectué une démonstration de Budo dans l´enciente ex-Daitokan Dojo, faisant tous ensemble de profondes réflexions sur le passé. Je réalise aujourd´hui que c´est principalement grace au 36ème Soke, Takeda Tokimune ainsi qu´aux partenaires et autres Maitres, que j´ai pu devenir l´homme que je suis. En ce qui concerne le Shodo, j´ai bénéficié des conseils des Maitres Suzuki Shimpachi, Iwata Bundo, Matsuhashi Sokaku et tant d´autres encore. Je remercie tous ceux qui m´ont apporté leur soutien dans cette "Voie".»

La rencontre avec le Daito-ryu

«Enfant, déjà, j´étais passionné par les arts martiaux et chaque jour, je pratiquais le Sumo ou la lutte avec des garcons plus robustes que moi», raconte Kato Sensei (directeur administratif de la Seishinkai, siège central du Daito-ryu Aikibudo) en se remémorant son enfance. Toutefois, la première rencontre avec le Daito-ryu remonte à l´époque à laquelle ce dernier commenca à travailler. Kato Sensei est, en fait, fonctionnaire et aujourd´hui encore, il travaille à la préfecture de Abashiri. En l´an 41 de l´époque Showa (1966), il se rendit pour la première fois au Daitokan Dojo. Là, il découvrit un monde complètement différent par rapport à ses précédentes expériences martiales. Un pratiquant de petite taille parvenait à en faire voler un autre, beaucoup plus grand, en le projetant violemment à terre. Il me semble bien que Kato Sensei n´est pas non plus un homme physiquement imposant, mais quand on lui raconta que le fondateur Takeda Sokaku était, d´un point de vue physique,encore plus menu que lui, sa curiosité envers le Daito-ryu ne fit que devenir plus grande. Ainsi, en janvier de l´année successive, le 42ème de la période Showa (1967), Kato Sensei devint élève de Daito-ryu. «C´était très dur, pas léger comme aujourd´hui!», raconte-t´il à propos des leçons et de la pratique de l´époque. Par exemple, les nagewaza (techniques de projection) s´effectuaient de facon à empêcher l´adversaire de faire un ukemi (brise chute) correct. Par conséquence, on assistait quotidiennement à des pertes de connaissance suite à la chute sur la tete de l´un des pratiquants. En raison des nombreux ukemi, les bleus viraient sur le noir plutot que sur le gris bleu. Kato Sensei se rendait chaque jour au Daitokan Dojo après le travail afin de pratiquer de manière intensive. Après deux années de pratique, il obtient le grade de Shodan [Tokimune Soke enseignait le matin de bonne heure, à midi et le soir]. Il est évident que maintenir une attention et un engagement continu tant dans le travail que dans les arts martiaux est très éprouvant et, malheureusement, beaucoup de personnes cessaient, ou limitaient, la pratique une fois le grade de Shodan obtenu. Lui, en revanche, même après l´obtention de la ceinture noire, persévera et s´entraina encore plus intensément, y compris pendant la pause déjeuner, ce qui prouve, si besoin était, sa passion pour le Daito-ryu. Un jour, le Sempai et premier assistant instructeur du Hombu Dojo, maitre de Shodo de surcroit, Suzuki Shimpachi, lui conseilla de s´initier à la pratique de la calligraphie. Suzuki Sensei était connu pour son excellence dans les arts littéraires et dans le Bujutsu et son motto "le Shodo est indispensable aux Samourai" finit définitivement de convaincre Kato Sensei d´en commencer l´étude en l´an 43 de l´époque Showa (1968). Après avoir, rapidement, manifesté de grandes capacités également dans cet art, il devint Maitre de l´association culturelle nationale de Shodo en l´an 50 de l´époque Showa (1975). Je dirais que Kato Sensei est, sans aucun doute, un personnage rempli d´énergie singulière étant donné qu´il est déjà très difficile de concilier travail et Bujutsu, mais, qu´en plus, il a réussit à obtenir des résultats splendides en Shodo.